Coup de barre à gauche !
Posté le 17.03.2008 par lairderilhacrancon
Politique nationale
Soirée troublante que celle d'hier soir:
20h00: La gauche sort gagnante des municipales
20h02: Le Parti Socialiste fanfaronne: c'est un vote sanction, les français font confiance au PS...
Cette attitude me décoit, elle manque d'humilité.
J'avais hier soir, l'impression de revivre "le match retour de la présidentielle de 2007".
Coup de barre à gauche pour les français et pourtant les questions que je me pose restent sans réponse:
Pétrole, pouvoir d'achat, dette, mondialisatin; qu'allons nous faire fâce à la crise économique qui pointe son nez ?
François Fillon entend, et souhaite accélérer les réformes, Ségolène Royale parle d'y renoncer.
Le flottement est toujours présent au PS, les tenors s'affichent tout au long de la soirée avec l'idée de devenir calife à la place de M Hollande dans quelques mois...
Le flottement arrive à l'UMP, JF Copé parle d'une défaite due à la "conjugaison des impatiens et des mécontents"...
Et toujours une incapacité pour les têtes de partis à travailler ensemble, la critique de l'idée d'un parti entraine la critique de l'autre parti:
un ping-pong politique national...
On dit des electeurs français qu'ils "aiment l'idée de la cohabitation politique".
Pour preuve, ils donnent le pouvoir à un camp, et les elections d'après le contre-pouvoir à l'autre camp.
C'est preuve qu'ils ne se sentent en confiance ni dans un camp, ni dans l'autre...
Analysez maintenant le système électorale de notre pays et cherchez donc la solution... Je pense qu'elle est au centre, avec de la cohérence autours des mêmes projets et surtout moins de jeux de partis ?
M. Christian MOULINARD, Professeur à l'Université de droit et Analyste électoral sur la chaîne France 3 Limousin, disait à juste titre pendant l'émission: " La conclusion des municipales et des cantonnales, c'est que les élécteurs se détachent de plus en plus des partis politique..."
Et pour cause...
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Déception?
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Appanah David le 17.03.2008
Le débat (si l'on peut appeler ça ainsi..) qui suivit les résultats des municipales sur TF1 fut très symbolique. Il a mis en relief les difficultés grandissantes de notre système politique. Comment les électeurs peuvent-ils se sentir concernés par la politique si les "cadres" des partis eux-mêmes n'ont pas acquis suffisament de sagesse pour s'écouter parler... Entre une gauche qui pense s'être reconstruite par magie grâce à cette victoire aux municipales et aux cantonnales et une droite qui, à l'image de Rachida Dati, de plus en plus décevante, a du mal à faire la part des choses entre légitimité politique et opportunité des réformes,le débat laisse perplexe...
Le vote des français n'a pas vocation à donner carte blanche à un parti. Il s'agit de confiance avant tout, et la confiance des français doit être conservée avec tact, ou bien ils se sentiront une fois de plus mis à l'écart de la politique, comme le disait à juste titre Moulinard...Quid du Modem dans tout ça? Ce parti à un rôle à jouer, et le temps fera, je l'espère, comprendre aux français la nécessité d'un centre dans le système bipolaire français.
Ni gauche ni droite...
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didier le 17.03.2008
Ce discours que j'entends au Modem, on le tient aussi chez les Verts. Avec toutefois une nuance de taille, les Verts se situent en dehors du schéma économique libéral, que l'UMP, le PS et le même Modem ne remettent pas en cause, et en dehors du schéma productiviste que le PC, la LCR et LO n'envisagent pas une seconde d'abandonner.
Mais je comprends un peu mieux la position du Modem, même si je na la partage pas : il y a des choses à prendre chez tout le monde, en excluant d'emblée l'extrême droite. Oui, la vision sociale, solidaire du PS par exemple est intéressante. Oui, la vision libérale - laissons faire le marché -peut être séduisante.
Mais tout ça me fait penser à la fameuse métaphore à propos de la machine en marche : tout le monde veut le conduire, mais personne ne s'aperçoit qu'elle va droit dans le mur. Le modèle productiviste ne peut pas marcher, la Terre est trop petite pour fournir à l'ensemble de ses habitants un niveau de consommation équivalent à celui des Occidentaux.
Il va quand même bien falloir se pencher là-dessus sérieusement un jour. En bref, tirer le frein à main de cette XXXXX de machine et réfléchir à une autre manière de vivre ensemble. Tous. Et durablement.
Banzaï !
Cher Didier
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Appanah David le 18.03.2008
Est-ce un système altermondialiste que vous proposez?
A mon sens il est trop tard pour faire machine arrière, et l'idée d'abandonner subitement le système productiviste me paraît utopique, dans la mesure où la vie de chacun de nous est intimement liée à la surproduction et à la consommation. Il faudra évidemment concilier durabilité et productivisme et même modérer la course au profit des pays Occidentaux au sens large, dans une optique plus durable tel que vous le proposez.
Mais ce changement, à mon humble avis, ne doit pas se faire dans une rupture brutale, mais dans la prise de conscience et le pragmatisme.
De plus, le problème qui se profile à l'horizon est le retard de développement de nombreux pays du tiers-monde accablés par la pauvreté,débutant leur transition démographique, pour qui la question de l'écologie par exemple est un luxe réservé aux pays riches...
Pour que les problèmes des uns deviennent les problèmes des autres, il faudra du temps, et une harmonisation des niveaux économiques, qui permettra à de plus en plus de pays d'élever la voix, d'émerger, et d'élargir ainsi le cercle des grandes puissances pour aborder ces problèmes à l'échelle mondiale.
Cher David
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didier le 19.03.2008
Avons-nous vraiment le temps pour ça ? Après tout, il ne s'agit pas d'arrêter subitement le productivisme mais bien de stopper la croissance. De plus en plus d'économistes reconnaissent que cette fuite en avant n'a peut-être pas autant de sens qu'on veut bien lui en accorder. D'autres modèles économiques, basés sur une production locale liée à la consommation locale, doivent être mis en place. Ces systèmes profitent directement à tous leurs acteurs (producteurs et consommateurs) et garantissent un développement durable.
En somme oui, il s'agit d'altermondialisme ou, plutôt d'un système alternatif qui pourrait très bien cohabiter avec le système existant.
Peut-être pourra-t-on en discuter un jour autour d'un verre chez Pascal...