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lairderilhacrancon Description du blog :
Ma vision politique de la société.
Le blog de Pascal APPANAH
Haute Vienne /Limoges / Rilhac Rancon Catégorie : Blog Politique Date de création :
05.02.2007 Dernière mise à jour :
13.05.2008
Il y a certains jours où j’ai vraiment l’impression que l’on se moque du monde. Ce fut le cas le 9 avril dernier.
Retour sur un passage historique de notre politique: Un projet de loi "dit OGM" examiné et voté à l’Assemblée nationale, puis au Sénat (16 avril) autorisait les cultures OGM sur l’ensemble du territoire français.
Le seuil de contamination des cultures biologiques par des cultures OGM acceptable pour être qualifiées de « sans OGM » sera défini au cas par cas des espèces par le Haut Conseil des biotechnologies. Ce seuil reste par défaut fixé à 0,9 %.
Donc en achetant ma boîte de maïs « garantie et étiquetée sans OGM » pour faire ma salade, demain, il pourra finalement y avoir « quasiment 1 grain génétiquement modifié dans ma boîte de 100 ».
Cette idée du « grain intrus » me glace le sang… Là vous vous dites SCOOP : « Pascal va prendre sa carte chez les verts ? ».
Non, mais j’avoue que depuis que j’ai vu sur Arte le doc « Le monde selon Monsanto »… j’ai encore plus la fibre écologique qu’avant.
Et finalement, le pire c’est que cette loi -en pleine contradiction avec l’opinion actuelle des français- va être votée au nez et à la barbe de tous. (Dans un récent sondage, 78% des personnes interrogées jugent prioritaire de développer l'agriculture biologique en France...)
Difficile d’admettre que dans notre pays, le diktat des lobbies est plus puissant que "le bon sens" populaire.
Pour tenter de faire avorter ce projet, les écologistes, mais aussi les « simples citoyens » se mobilisent un peu partout en France…
WWF lance un appel « Stop aux OGM » pour sensibiliser nos députés, qui voteront le projet entre le 14 et le 15 mai prochain. Initiative plutôt originale : c'est l’idée d’un « pique nique » sans OGM, le mardi 13 mai devant les préfectures de France.
Au moment ou j’écris ce billet, le Limousin ne compte que 2 inscrits, près de 100 pour le Rhône...
La faim dans le monde
Posté par Laurence le 06.05.2008
Bonjour,
j'ai bien aimé ton article, et c'est interessant de mettre le doigt sur des lois qui passent qqfois inaperçues..
J'ai fait passer le message "stop aux OGM"à mon entourage, je ne pourrai malheureusement pas y aller à cette heure là.
Je te livre un autre article sur la faim dans le monde qui ne m'a pas laissé indifférente, et il y a aussi un article ts interessant de Pisani sur le dernier Télérama à ce sujet.Il critique vivement la politique de l'OMC.
QUAND LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS
La hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité provoque une grave crise mondiale. Sans intervention, la famine et les violences risquent de toucher plusieurs centaines de millions de personnes. À la nécessité pour la communauté internationale d’apporter une aide financière urgente, s’ajoute celle d’un changement du système agricole actuel, pour permettre aux pays du Sud de développer un production locale et d’assurer leur sécurité alimentaire.
Haïti, 12 avril. Des milliers de personnes descendent dans les rues. Ces émeutes provoquent la mort de cinq personnes, 200 blessés et la destitution du Premier ministre. Raison de la colère, la flambée du prix du riz. Le sac de 50kilos est passé de 35 à 70 dollars en une semaine. Hausse considérable dans un pays où 80% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. En Jordanie, le gouvernement a annoncé la réduction des droits de douanes sur les viandes et les poissons de 5 à 20%. Depuis le début du mois, le prix des légumes a augmenté de 20% et celui des viandes de 10%.
Et la crise touche de plus en plus de pays déjà ébranlés par la pauvreté : en Egypte, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, aux Philippines ou encore en Indonésie, des manifestations violentes ont eu lieu, en réponse à la hausse des prix alimentaires. Baptisés « émeutes de la faim»,ces évènements sont le reflet d’une crisemondiale, en partie due à la crise financière de ces derniers mois, qui a entraîné une spéculation importante sur les matières premières. Et les mots de Jean Ziegler(1), rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, ne sont pas rassurants:«On va vers une très longue période d’émeutes, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables. (…) Avant la flambée des prix déjà, 854 millions de personnes étaient gravement sousalimentées. C’est une hécatombe annoncée».
Une question de survie
Dans un premier temps, les grandes organisations internationales ont appelé à une réaction d’urgence de la part des pays les plus riches. Il s’agit de fournir au Programme alimentaire mondial (PAM) une aide financière immédiate de l’ordre de 500millions de dollars, que l’ONG réclame pour faire face à l’inflation des prix agricoles. «Nous distribuons quatre millions de tonnes de vivres par an, l’augmentation de 55% du coût des produits alimentaires depuis juin 2007 a donc un impact énorme sur nos opérations », ont expliqué les responsables du PAM, le 13 avril.
L’urgence est nécessaire pour empêcher la famine de s’installer dans les pays les plus démunis. Mais atténuer les effets de cette crise en distribuant de la nourriture à ceux qui en sont dépourvus ne permet pas de résoudre le fond du problème. En réalité, c’est l’ensemble du système agricole international qui s’effondre. «Il faut une réponse structurelle.
Cette crise montre que l’agriculture ne peut pas être traitée comme n’importe quelle activité productive. C’est un grand tort de la part des institutions économiques internationales, mais aussi de nombreux pays, d’avoir voulu traiter les produits issus de l’agriculture comme des marchandises comme les autres.Quand le prix de produits industriels ou de l’énergie monte, cela a évidemment des conséquences sociales,mais quand c’est le prix de l’alimentation, c’est la survie même des habitants dans les pays pauvres qui est en jeu», estime Harlem Désir, secrétaire national du PS à la mondialisation et député européen.
Les biocarburants en cause
La perversité du système agricole actuel a conduit les pays du Sud, en particulier le continent africain, à être dépendants en matière alimentaire.
Quand les prix augmentent, ils sont touchés de plein fouet et ne peuvent assurer euxmêmes leur sécurité alimentaire. « Il faut aider les pays du Sud à développer, comme on le fait nous-mêmes en Europe, des politiques agricoles qui reposent sur des mécanismes de subventions, de protection, et permettent d’abord d’orienter la production agricole vers l’alimentation des populations.
Certains pays d’Afrique, par exemple, ont souvent renoncé à une production locale parce qu’ils étaient moins compétitifs. On se rend compte aujourd’hui de la fragilité du système mis en place. Il faut revoir ce système. L’OMC, par exemple, doit accepter la subvention de productions agricoles dans ces pays, quitte à utiliser des tarifs douaniers pour encourager la production locale », souligne encore Harlem Désir.
Parallèlement, les pays industrialisés ne peuvent pas s’abstenir de réfléchir à leurs propres défauts. Le développement des biocarburants est aussi en cause dans l’apparition de cette crise. Au lieu d’utiliser des terres pour produire des denrées alimentaires, on y sème du blé, des betteraves ou du maïs pour la production de carburants. « Nous devons nous-mêmes être cohérents. Il faut arrêter de subventionner les biocarburants en Europe. Cela n’empêche pas de continuer la recherche et l’expérimentation sur la deuxième génération de biocarburants, destinée à l’utilisation des seuls résidus alimentaires. Mais cette nouvelle génération est loin d’être opérationnelle.
Aujourd’hui, la production de biocarburants contribue à la spéculation et à la montée des prix. L’Europe doit montrer l’exemple. Il existe bien d’autres politiques de réduction des gaz à effets de serre et de développement d’énergies renouvelables », soutient avec fermeté Harlem Désir.
1) A lire:L'Empire de la honte,Jean Ziegler paru dans les éditions de poche,6€
Désolée pour la longueur...
Petites causes, grands effets.
Posté par didier le 07.05.2008
Paradoxalement, c'est en agissant localement qu'on peut aider à réduire la famine ailleurs dans le monde. En développant ici des circuits courts de production vivrière locale, les paysans à l'autre bout du monde et leurs clients changeront de comportement. Ils reviendront à une agriculture d'abord destinée à la consommation locale.
Faim du monde ?
Posté par Pascal le 07.05.2008
J'ai préfére éclairer cette initiative interessante plutot que de tenter de décrypter la situation plutot "coton" des premières noces de notre président...
L'OMC doit revoir sa copie, et sa façon de "penser" le tiers monde, c'est un fait.
Aimé Césaire parlait d' "émancipationnisme", notion que j'ai découvert il y a peu et que je vous laisse découvrir.
Un jour l'occident y puisera peut être de nouvelles notions qu'elle tentera d'appliquer dans ses relations avec le reste du monde...
rassure toi
Posté par vert chez moi le 10.05.2008
je vais te rassurer
Mais nous devrions être bien plus que 2 (ou 3 ou 4) à ce pique nique ;)
en effet les membres du comité de soutien à Alain Dorange http://adn-dorange.net se sont organisés très très vite (devant le tribunal pendant le procès) pour fixer ce prochain rdv
cf ici : http://jeunesverts.org/limoges
(d'autres rdv à ne pas manquer)
rassure toi
Posté par vert chez moi le 10.05.2008
je vais te rassurer
Mais nous devrions être bien plus que 2 (ou 3 ou 4) à ce pique nique ;)
en effet les membres du comité de soutien à Alain Dorange http://adn-dorange.net se sont organisés très très vite (devant le tribunal pendant le procès) pour fixer ce prochain rdv
cf ici : http://jeunesverts.org/limoges
(d'autres rdv à ne pas manquer)
Plus que deux...
Posté par didier le 13.05.2008
Finalement, nous étions une bonne trentaine à ce pique-nique... et presqu'autant de journalistes et de policiers autour de la Préfecture. Ambiance sympathique, bon enfant. Certes, 30 c'est peu, mais multiplié par une centaine de lieux dans toute la France, ce n'est peut-être pas si mal.